Un logiciel d'avis Google ne vaut que par le moment où il demande.
Commencez par éliminer. Deux fonctions sont couramment vendues comme des arguments alors que Google les interdit explicitement : trier les clients pour ne solliciter que les satisfaits, et faire écrire l'avis sur place.
Ce qui reste se juge sur un seul critère : combien de secondes séparent la fin du travail de l'envoi de la demande. Tout le reste, tableaux de bord compris, ne change pas le nombre d'avis que vous obtiendrez.
Ce qu'un logiciel d'avis fait réellement, une fois le vocabulaire retiré.
Les pages de vente parlent de « pilotage de la réputation » et d'« intelligence conversationnelle ». Derrière, il y a quatre fonctions, et une seule est difficile.
Envoyer la demande
Un SMS ou un courriel contenant le lien direct de votre fiche. C'est la fonction de base, et toutes la font.
Relancer une fois
Un second message à qui n'a pas donné suite. Une bonne partie des avis arrivent là, et beaucoup d'artisans n'osent jamais le faire à la main.
Compter ce qui se passe
Qui a reçu, qui a ouvert, qui est parti sur Google. Utile pour savoir si ça marche, sans effet sur le résultat.
Se faire utiliser sur le terrain
La seule fonction difficile. Un outil que vos équipes n'ouvrent pas ne produit rien, quelle que soit la richesse du reste.
Deux fonctions vendues comme des atouts, que Google interdit.
Ce ne sont pas des zones grises ni des interprétations : sa politique sur les contributions les nomme. Un éditeur qui vous les présente comme un avantage vous vend un risque.
Trier les clients avant de demander
Le principe : on demande d'abord au client s'il est content. Les satisfaits reçoivent le lien Google, les mécontents sont redirigés vers un formulaire privé. C'est souvent présenté comme une « protection de votre note ».
déconseiller ou interdire de publier des avis négatifs, ou solliciter des avis positifs de façon sélective auprès des utilisateurs
Google, Règlement relatif aux contributions, au titre du faux engagement.
Comment le repérer : cherchez les mots « filtrage », « pré-qualification », « protection de la note », ou une capture d'écran montrant une question du type « Comment s'est passée votre expérience ? » avec deux chemins différents ensuite.
Faire écrire l'avis sur place
La tablette au comptoir, la borne à l'accueil, le « on le fait ensemble maintenant ». Cette fois ce n'est pas la sollicitation qui pose problème, c'est la pression exercée par la présence du professionnel pendant que le client écrit.
obliger les utilisateurs, lorsqu'ils sollicitent des avis, à laisser une note ou rédiger un avis sur place, ou exercer une pression en ce sens
Google, Règlement relatif aux contributions.
Nuance utile : un QR code affiché que le client scanne s'il le souhaite reste autorisé, Google le mentionne lui-même. Ce qui bascule, c'est la présence et l'insistance pendant la rédaction.
Une troisième interdiction est mieux connue, mais mérite d'être rappelée puisque certains outils proposent d'automatiser l'envoi d'une remise après l'avis :
proposer des avantages (comme un paiement, des remises, des produits et/ou services gratuits) en échange de la publication d'un avis
Google, Règlement relatif aux contributions.
Le nombre d'avis se joue sur des secondes, pas sur des fonctionnalités.
Deux entreprises équipées du même logiciel obtiennent des résultats sans rapport. La différence ne vient jamais des options mais de l'endroit où la demande se déclenche.
Une demande envoyée depuis le chantier, le travail encore visible et le client encore là, part presque à chaque fois. La même demande confiée au secrétariat le lendemain part une fois sur trois, parce qu'il faut retrouver le dossier, le numéro, et penser à le faire.
D'où la question qui vaut toutes les démonstrations : combien de gestes séparent la fin du travail de l'envoi ? Si la réponse dépasse trois, l'outil sera utilisé les premières semaines puis abandonné, et vous paierez un abonnement pour un tableau de bord vide.
Sept questions à poser avant de payer.
Aucune ne porte sur les fonctionnalités. Elles portent toutes sur ce qui décide du résultat ou sur ce qu'on découvre trop tard.
Faites-le compter devant vous, sur un téléphone, pas sur un ordinateur de bureau. Au-delà de trois, personne ne le fera durablement.
Une réponse embarrassée ou un « on protège votre note » vaut un non. C'est la question qui élimine le plus vite.
Le SMS est le seul poste qui coûte vraiment. Vérifiez si le dépassement est facturé après coup ou s'il bloque en attendant votre décision.
Votre nom, ou celui de l'éditeur ? Un message signé d'une marque inconnue se fait ouvrir bien moins souvent, et inquiète.
Vous confiez les numéros de téléphone de vos clients. Demandez le délai de suppression après résiliation, et qu'il soit écrit.
Un engagement de douze mois sur un outil dont on ne sait pas encore s'il sera utilisé est le meilleur moyen de payer un an pour trois semaines d'usage.
Une démonstration commerciale montre l'outil au mieux de sa forme. Seul un essai avec vos poseurs dit s'il sera utilisé.
Ce qui coûte, et ce qui n'est que de la marge.
Ce qui coûte réellement
Le SMS. Chaque message envoyé se paie à l'opérateur, quelques centimes pièce. C'est le seul poste qui augmente avec votre activité.
Méfiez-vous d'un forfait « illimité » : soit il ne l'est pas, soit le prix intègre une marge confortable sur les envois que vous ne ferez jamais.
Ce qui ne coûte presque rien
Le courriel, les tableaux de bord, les comptes supplémentaires. Ces postes sont quasiment gratuits à produire, et servent souvent à justifier l'écart entre deux offres.
Un palier facturé au nombre d'utilisateurs mérite une question simple : qu'est-ce que le palier supérieur fait de plus, concrètement, sur le chantier ?
Ce qu'on se demande au moment de choisir.
Comment choisir un logiciel d'avis Google ?
En éliminant d'abord ceux qui proposent de trier les clients ou de faire écrire l'avis sur place, deux pratiques que Google interdit. Puis en comparant le nombre de gestes nécessaires pour envoyer une demande depuis un chantier, et le traitement du dépassement de SMS.
Un logiciel peut-il garantir des avis ?
Non, et une garantie chiffrée devrait vous alerter. Personne ne contrôle la décision d'un client d'écrire ou non. Ce qu'un outil peut garantir, c'est que la demande parte à chaque chantier plutôt qu'une fois sur trois.
Faut-il un logiciel, ou un lien suffit-il ?
Un lien suffit si vous êtes seul et discipliné. Un outil devient utile quand plusieurs personnes doivent y penser, quand la relance n'est jamais faite, ou quand vous voulez savoir ce que la démarche produit réellement.
Que risque-t-on avec un outil qui filtre les clients ?
Google peut supprimer les avis obtenus ainsi. Dans les cas de manipulation avérée, une fiche peut afficher publiquement un avertissement indiquant qu'elle a été nettoyée de faux avis, ce qui coûte bien plus que les avis perdus.
Le prix dépend-il du nombre d'avis obtenus ?
Chez aucun éditeur sérieux, et c'est heureux : facturer à l'avis obtenu reviendrait à rémunérer la publication d'un avis, ce qui pose exactement le problème que Google interdit. Le prix dépend du nombre de demandes envoyées.
Nos sept réponses, y compris celles qui n'arrangent pas.
Il serait facile de vous donner une grille puis de s'en dispenser. Voici donc les mêmes questions, appliquées à Avis Chantier, dans l'ordre.
Trois. Photographier, saisir le portable, envoyer. Le poseur ne remplit ni référence de dossier ni objet de message.
Non, et c'est impossible chez nous. Il n'existe aucun écran pour demander au client s'il est content avant de lui envoyer le lien.
50 par mois en Solo, 200 en Équipe, 600 en Multi. Au-delà, l'envoi s'arrête et vous achetez des crédits si vous le souhaitez. Rien ne vous est facturé après coup.
Vous. Le SMS porte le nom de votre entreprise, et la page que le client ouvre affiche votre logo et vos couleurs.
En France. Vous fixez le délai de conservation des chantiers ; passé ce délai, photos et coordonnées sont supprimées automatiquement.
Aucun. Résiliation d'un clic depuis votre espace, sans courrier ni préavis.
Oui, dès l'inscription, à moitié prix les trois premiers mois. Mais il n'y a pas d'essai gratuit : voir le point suivant.
Ce qu'Avis Chantier ne fait pas
- Pas d'essai gratuit. Chaque SMS envoyé coûte de l'argent à l'envoi ; un essai gratuit se paierait sur le dos des clients qui paient. Le premier mois est à 9,50 €.
- Google uniquement. Ni Trustpilot, ni Facebook, ni les annuaires. C'est un choix, mais si vous cherchez à piloter plusieurs plateformes, ce n'est pas le bon outil.
- Pensé pour le bâtiment. La photo du chantier terminé est au centre de tout. Pour un commerce ou un cabinet, l'idée tombe à plat.
- Ni QR code ni borne d'accueil. Volontairement, puisque faire écrire l'avis sur place est précisément ce que Google interdit.
- Un très petit éditeur. SYOU, une SARL à Guéret. Pas d'assistance jour et nuit : vous nous écrivez, on répond nous-mêmes.
Avis Chantier tient en trois gestes, sur le chantier.
Le poseur photographie la réalisation, saisit le portable du client, envoie. Le client reçoit sa photo et le lien direct de votre fiche. Aucun tri, aucune tablette, aucune contrepartie.
- Trois gestes, chronométrés sur un téléphone
- Une relance unique et polie, envoyée toute seule
- SMS à votre nom, page à vos couleurs
- Au-delà du forfait, l'envoi s'arrête au lieu d'être facturé après coup
- Données hébergées en France, supprimées au terme que vous fixez
- Sans engagement, résiliable d'un clic
Les trois premiers mois, puis 19 € HT par mois.
Paiement traité par Stripe, votre numéro de carte ne passe jamais par nos serveurs. Édité par SYOU, SARL à Guéret.